Saint John (Nouveau-Brunswick)—Déjà dans la quarantaine avancée, Gary Knox, de Saint John, au Nouveau‑Brunswick consacrait ses journées à un emploi peu spécialisé. Les répercussions du dur travail physique se faisaient tranquillement sentir sur sa santé. Il trouvait son travail de plus en plus difficile : l’arthrite dans ses bras et dans ses jambes empirait.
Lorsque la station-service où il travaillait a fermé ses portes, Gary s’est retrouvé sans emploi. Voilà qui s’avéra être un mal pour un bien.
Gary connaissait un homme qui travaillait en tant que chef des cuisines à l’hôtel Hilton de Saint John. Cet homme savait à quel point Gary aimait cuisiner et a cru que ce dernier serait un bon candidat pour travailler dans les cuisines de l’hôtel.
Ce fut un des tournants de la vie de Gary. Il est retourné à l’école et a obtenu un diplôme équivalant au diplôme de 12e année (évaluation en éducation générale). Il s’est inscrit au collège communautaire de Moncton, où il a suivi la formation nécessaire pour recevoir le titre de compagnon cuisinier. Il a d'ailleurs terminé le programme avec d'excellentes notes.
Lorsqu’il était au collège, Gary a entendu parler de la Subvention incitative aux apprentis (SIA), programme dans le cadre duquel les apprentis inscrits peuvent toucher une subvention imposable de 1 000 $ par année lorsqu’ils terminent le premier ou le second niveau d’un programme d’apprentissage lié à un métier désigné Sceau rouge. (Le programme des normes interprovinciales Sceau rouge est reconnu par les employeurs de tout le Canada comme un gage d’excellence dans les métiers spécialisés. Il facilite également la mobilité des travailleurs spécialisés qui désirent trouver un emploi à l’extérieur de leur ville ou de leur province d’origine.)
Grâce à la SIA, Gary a pu payer certaines factures et s’acheter des couteaux de qualité pour le travail. « Le fait d’avoir de bons outils m’a beaucoup aidé, » déclare-t-il. Il est d’avis que si un plus grand nombre de personnes ayant un emploi peu spécialisé connaissaient les programmes incitatifs du gouvernement, comme celui de la SIA, elles seraient plus motivées à explorer les possibilités présentées par les métiers spécialisés et à améliorer leur qualité de vie.
Gary est apprenti cuisinier à l'hôtel Hilton depuis 2001. Aujourd'hui, il aime son travail et il dit avoir beaucoup à apprendre de ses collègues. Non seulement son nouvel emploi est mieux adapté à son état de santé, mais il est plus intéressant et il lui permet d'exprimer sa créativité.
Son objectif : continuer de travailler avec ardeur pour obtenir le certificat portant le Sceau rouge. « Faire la cuisine me rend heureux, »
dit-il en riant.
Gary – Je m’appelle Gary Knox, je travaille au Hilton St-John. Avant cela, j’ai travaillé pendant 18 ans à changer des pneus de camions. J’ai quitté cet emploi que j’occupais avec une scolarité de neuvième année, parce que j’ai abandonné l’école en dixième année. Et puis j’ai décidé de retourner aux études, d’obtenir mon DES (diplôme d’études secondaires) et de faire carrière dans le domaine de la cuisine.
Employeur – Au cours des douze derniers mois, Gary est retourné aux études, puis il a suivi le programme d’apprentissage, et il a terminé ensuite son premier et son second modules de formation. Il est un modèle pour les gens qui disent : « Vous savez quoi? Il n’est pas trop tard! »
Gary –Le gouvernement m’a aidé avec mon deuxième module cette année. Il a instauré une subvention de mille dollars. Je n’ai eu essentiellement qu’à remplir le formulaire de demande, le mettre à la poste, et c’est tout! J’ai été engagé dans les cuisines et j’y travaille. Que l’on soit jeune ou vieux, cela n’a pas d’importance. On est toujours capable d’apprendre. À 53 ans, je viens de réussir ma dernière année du secondaire avec une note moyenne de B! N’importe qui peut y arriver!