Ottawa (Ontario) – Elsa Sumido et son mari cherchaient à bâtir un foyer stable pour leur famille et leurs enfants. Ils désiraient tous deux immigrer au Canada, ce qu’ils ont un jour été en mesure de faire.
Pendant de nombreuses années, Elsa a travaillé aux Philippines dans le domaine du développement international. Au cours des six années qui ont précédé son arrivée au Canada, Elsa gérait un projet pour l’Agence canadienne de développement international aux Philippines. Elle espérait occuper un poste similaire à Ottawa, plaque tournante pour les activités de développement international au Canada.
Alors qu’Elsa et sa famille commençaient à se préparer au grand départ, ils ont été invités à assister à une séance d’orientation dans le cadre du Projet canadien d’intégration des immigrants (PCII). Financé par le Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), le PCII offre des renseignements et des conseils afin de réduire les obstacles auxquels font face de nombreux nouveaux arrivants qui espèrent intégrer le marché du travail canadien.
« Le meilleur conseil que m’ont donné les conseillers du PCII est de persévérer dans mon domaine de compétences, au lieu de simplement me trouver des "emplois de survie" comme le font la plupart des immigrants, affirme Elsa. Ils ont insisté sur le fait que malgré les difficultés, il serait possible de poursuivre nos carrières au Canada. »
Selon Elsa, son expérience auprès du PCII s’est avérée édifiante et l’a motivée à continuer sa carrière au Canada. Moins de deux mois après son arrivée, Elsa a été invitée à se présenter à une entrevue auprès de l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), qui lui a offert un poste au sein des programmes de développement international.
« Le fait que l’ACCC), m’ait engagée malgré mon manque d’études et d’expérience canadiennes et mon incapacité à parler français couramment illustre l’importance pour les employeurs d’être ouverts à engager des migrants qualifiés et compétents, souligne Elsa. Au bout du compte, quand les familles réussissent à s’établir et à se trouver de bons emplois, c’est toute la collectivité canadienne qui en profite. »
Le PCII de RHDCC facilite l’intégration des travailleurs formés à l’étranger au marché du travail en collaborant avec des intervenants clés afin d’améliorer l’évaluation et la reconnaissance des qualifications des nouveaux arrivants.
Par l’entremise du Plan d’action économique du Canada, le gouvernement fédéral investira 50 millions de dollars au cours des deux prochaines années afin d’élaborer un cadre pancanadien pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers auprès des provinces et territoires. Ainsi, on vise à s’assurer que les professionnels formés à l’étranger pourront faire évaluer et reconnaître leurs compétences d’une façon juste, cohérente, accessible et efficace. Grâce au soutien offert par l’entremise du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers et du Bureau d’orientation relatif aux titres de compétences étrangers, d’importants progrès sont réalisés pour éliminer les obstacles à la reconnaissance des titres de compétences étrangers au Canada.