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Assurer la force de la collectivité

L’industrie forestière de la Colombie‑Britannique traverse une période difficile. Dans la région de Revelstoke, par exemple, bon nombre de scieries ont définitivement fermé leurs portes. Downie Timber ltée, cependant, est toujours en affaires grâce, entre autres, à un accord de travail partagé avec le gouvernement fédéral.

Downie Timber a été fondée à Revelstoke en 1944. Cette entreprise familiale se spécialise dans l’exploitation du cèdre rouge. En plus de mener des activités d’exploitation forestière, Downie possède une scierie et une usine de transformation du bois qui produit toute une gamme de produits de bois finis tels que des parements, des platelages et des panneaux.

Jack Heavenor, copropriétaire de la société et administrateur de la scierie, précise : « Lorsque tout allait comme sur des roulettes, nous avions de 260 à 270 employés sur place. » C’était en février 2008. Le marché pour les produits de l’entreprise a ensuite commencé à chuter.

En juillet 2008, Downie Timber a été jugée admissible à un accord de travail partagé. Le travail partagé a pour but d’éviter les mises à pied en permettant aux travailleurs admissibles qui acceptent de réduire leur semaine de travail de toucher des prestations de revenu au titre de l’assurance‑emploi en attendant que les affaires de l’employeur reprennent.

Au milieu du mois de mars 2009, la scierie menait des activités pendant un seul quart de travail et n’employait que 150 travailleurs. Les employés de la scierie participant au programme de travail partagé travaillent quatre jours par semaine et reçoivent des prestations d’assurance‑emploi le cinquième jour.

« Le travail partagé offre des avantages à la fois à l’employeur et aux employés, explique Jack. Il nous permet de modifier notre production en fonction du marché. De plus, nos employés comprennent que ce programme leur permet de travailler trois ou quatre jours par semaine en subissant une perte de salaire proportionnelle, au lieu de perdre leur emploi et de n’obtenir que des prestations d’assurance‑emploi. »

Selon lui, les employés de la scierie ne sont pas les seuls à bénéficier du travail partagé. « Étant donné que nous sommes en mesure de poursuivre les activités de la scierie, nous pouvons maintenir le niveau de nos activités de foresterie et d’exploitation forestière et ainsi conserver 160 emplois supplémentaires dans ce secteur », ajoute‑t‑il.

Downie Timber est le principal employeur de Revelstoke, qui compte 9 000 habitants. « En permettant de conserver des emplois dans la municipalité, le travail partagé contribue également à l’équilibre de la collectivité », explique Jack.

L’accord de travail partagé initial conclu avec Downie Timber devait prendre fin le 11 avril 2009, mais, comme Jack l’indique avec joie, un nouvel accord d’une durée de 52 semaines a été conclu récemment : « Ce nouvel accord nous donne plus de souplesse et de temps pour récupérer. Nous espérons qu’entre‑temps le marché se remettra du ralentissement et que nous pourrons reprendre la production à pleine capacité. »

Pour plus d’information sur les accords de travail partagé, veuillez visiter le site Web de Ressources humaines et Développement des compétences Canada.

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Date de modification :
2011-11-04