SUDBURY (ONTARIO) — Northern Uniform Service œuvre dans l’industrie de la buanderie comme commerçant et grossiste, et maintenant comme entreprise de location d’uniformes pour des clients de l’Ontario, depuis 1901. L’entreprise se spécialise dans la location et le nettoyage d’uniformes pour des entreprises commerciales et compte de nombreux clients dans l’industrie automobile. Pour pouvoir poursuivre ses activités pendant plus de 100 ans, l’entreprise a dû faire preuve de détermination et de la capacité de s’adapter aux changements au fil du temps.
Toutefois, comme pour bien d’autres entreprises de l’Ontario et du reste du Canada, le ralentissement économique a eu des répercussions négatives sur les activités de Northern Uniform Service. La récession a provoqué une baisse de la demande puisque beaucoup des clients de l’entreprise ont dû réduire leurs dépenses temporairement, mettre à pied des employés ou, pire encore, fermer leurs portes.
« L’industrie automobile du sud de l’Ontario a été touchée au tout début du processus. Certaines entreprises à qui nous fournissions des uniformes ont commencé à se retirer et à nous retourner nos vêtements, »
déclare le directeur général de Northern Uniform Service, Paul Stewart. « De plus, dans la foulée de ces événements, une grève a éclaté chez notre meilleur client du nord de l’Ontario, ce qui signifiait 3 000 personnes en arrêt de travail, dont la majorité portait nos uniformes. »
Il n’en fallait pas plus pour que l’entreprise soit confrontée à des décisions difficiles. « Nous avons réussi à réduire notre effectif de 10 p. 100 par attrition, mais lorsque la charge de travail a chuté, nous avions moins de travail, moins d’heures à offrir et par conséquent, nous avons dû abolir une journée de travail », explique Paul.
Lorsque la décision d’abolir une journée a été prise, les responsables des ressources humaines de Northern Uniform Service ont tout de suite fait une demande en ligne pour s’inscrire au programme Travail partagé. Le programme Travail partagé est destiné à aider les employeurs à éviter les licenciements en offrant un soutien de revenu aux travailleurs admissibles aux prestations d’assurance-emploi qui acceptent de réduire leur semaine de travail jusqu’à ce que les affaires reprennent. « Nous avons aussitôt présenté une demande pour faire en sorte que les employés puissent recevoir des prestations pour la journée non travaillée
», indique Paul.
Depuis avril 2009, les employés de Northern Uniform Service bénéficient du programme Travail partagé. « Nous aurions été obligés de licencier des employés. Nous avons été en mesure d’éviter les licenciements grâce à ce programme. Il a vraiment aidé les travailleurs. Sans le programme, ils auraient été obligés de renoncer à un cinquième de leurs revenus. Aujourd’hui, grâce au programme Travail partagé, les employés reçoivent des prestations. Ils reçoivent un peu moins d’argent, mais ils n’ont pas l’impression de devoir partir à la recherche d’un emploi et travailler cinq jours semaine. Remplacer un emploi n’est pas si simple »
, affirme Paul.
« Même si notre volume de travail a diminué, nous nous efforçons de protéger les emplois, pour conserver nos employés. La situation s’améliore. Beaucoup d’entreprises du sud de l’Ontario ont recommencé à recourir à nos services. Nous espérons que d’ici un an, nous pourrons rétablir la semaine de travail de cinq jours »
, poursuit‑il.
Dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, le gouvernement fédéral compte prolonger la durée des accords de Travail partagé de 14 semaines à 52 semaines maximum, au cours des deux prochaines années. De plus, il accroîtra l’accès à ces accords en assouplissant les critères d’admissibilité et en simplifiant les processus pour les employeurs. Grâce à cette mesure, un plus grand nombre de Canadiens pourra continuer à travailler pendant que les entreprises subissent un ralentissement temporaire, et ce, jusqu’à ce qu’elles se rétablissent.