La lutte contre l’itinérance constitue un défi dans toutes les régions du Canada. La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) est un programme communautaire dans le cadre duquel les collectivités définissent leurs propres besoins et conçoivent des projets qui leur conviennent.
La SPLI vise à prévenir et à réduire l’itinérance au Canada au moyen :
La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance compte sept volets de financement :
La SPLI réalise des investissements stratégiques dans les priorités communautaires. Elle encourage la coopération entre les gouvernements, les agences et les organismes communautaires pour trouver des solutions locales à l’intention des sans abri ou des personnes qui risquent de le devenir.
La SPLI permet également d’établir des partenariats avec les provinces et territoires, les collectivités ainsi que les secteurs bénévole et privé afin de renforcer les capacités et de favoriser la durabilité. La Stratégie comporte un volet de recherche, dont le but est d’approfondir la compréhension de l’itinérance, et permet de recueillir et de diffuser de l’information sur des pratiques exemplaires pour aider à trouver les solutions les plus efficaces.
La SPLI reconnaît qu’un logement stable est une condition préalable à l'amélioration de la santé, du rôle parental, de l'éducation et de l'emploi. Elle met l'accent sur le logement de transition et le logement supervisé afin d’aider les personnes et les familles à acquérir plus d’autonomie.
La Stratégie vise à aider 61 collectivités désignées ainsi que des petites collectivités rurales et du Nord et des collectivités autochtones à trouver des mesures qui seront mises en place dans les collectivités pour aider les personnes et les familles sans abri. On a également consulté les communautés de langue officielle en situation minoritaire pour veiller à ce que leurs besoins soient pris en compte dans nos politiques, nos programmes et nos mécanismes de prestation de services.
L’itinérance peut s’expliquer par de nombreux facteurs, dont le nombre insuffisant de logements abordables et le manque de logements, les faibles revenus, l’écart entre le revenu et l’abordabilité du logement, les problèmes de toxicomanie ou de santé mentale, les conflits familiaux, la violence, la perte d’emplois, l’éclatement de la famille ou une planification inadéquate des sorties des établissements (ex-délinquants et personnes atteintes de maladies mentales et personnes qui ne relèvent plus des organismes de protection de la jeunesse).
On estime qu’entre 150 000 et 300 000 personnes sans abri au Canada vivent dans des refuges ou dans la rue. Toutes les nuits, 40 000 personnes sont hébergées dans des refuges pour sans abri. Dans la plupart des villes canadiennes, les hommes célibataires constituent le plus grand groupe de sans abri, mais on compte aussi de plus en plus de jeunes femmes et de familles monoparentales dirigées par des femmes. Les familles pauvres avec enfants, les jeunes de la rue, les Autochtones, les personnes ayant des problèmes de santé mentale, les travailleurs à faible salaire et les nouveaux immigrants représentent un pourcentage disproportionné des sans abri.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance, obtenir un exemplaire d’un plan communautaire ou se renseigner sur un processus d’appel de propositions en vue du financement d’un projet dans votre propre collectivité, veuillez communiquer avec le représentant de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance de votre région.